Citations en sauvetage: les héros de 2020

Annuellement, la Société de sauvetage souligne le courage et l’héroïsme des sauveteurs et des personnes ayant porté secours à une personne en danger. Cette année, en raison du contexte social exceptionnel dans lequel nous nous trouvons dû à la pandémie, la Société de sauvetage a usé d’originalité afin de perpétuer cette tradition forte en émotions. C’est le 12 septembre dernier, lors de son « Forum à la maison », que la Société de sauvetage a tenu à souligner ces moments mémorables. C’est en célébrant la vie et le sauvetage de ces quelques personnes que la Société de sent le plus en concordance avec sa mission, celle de favoriser les interactions sécuritaires avec l’eau afin de prévenir les noyades et autres traumatismes.


Marc Drainville et Pierre Drainville

L’intervention courageuse de ces deux héros a permis d’éviter le pire. Nos  récipiendaires ont su réagir à temps et faire preuve de bravoure pour porter secours à un homme en difficulté, qui se serait sûrement noyé sans leur intervention.

On est le 2 avril 2020, en début d’après-midi, lorsque François Drainville, un cousin de Marc Drainville, lui fit remarquer les cris d’un individu en détresse. De chez lui, il aperçut une chaloupe sur le bord de la rivière entre l’Île Dupas et l’Île-aux-Castors. Il pouvait entendre des cris à l’aide qui provenaient de la chaloupe. Par la suite, il vit son autre cousin Pierre se diriger d’un pas précipité chez lui pour s’assurer que lui aussi entendait bien ces cris de détresse. Les deux hommes se rendirent vite compte qu’il y avait une personne en détresse de l’autre bord de la rivière. Aussitôt, ils embarquèrent sur des kayaks pour aller porter secours à cette personne. Marc et Pierre pouvaient voir la chaloupe sans pour autant apercevoir la personne en détresse. C’est Pierre qui, arrivé le premier au niveau de la chaloupe et en faisant le tour, aperçut un homme, à bout de force, qui se tenait très difficilement à la chaloupe. Pierre essayait de tenir la tête de la victime hors de l’eau, par le manteau. Quand Marc arriva, il sauta dans la chaloupe pour aider son cousin à retenir l’homme en détresse. Sur place, ils constatèrent que l’homme ne savait pas nager et en plus, ne portait pas de veste de sécurité. Comme le moteur de la chaloupe ne fonctionnait plus, ils décidèrent de ramer pour atteindre le bord. Marc et Pierre s’alternaient dans cette tâche, pendant que l’un ramait, l’autre tenait l’homme hors de l’eau et vice-versa. L’homme était très lourd, car il portait de grandes bottes et un manteau d’hiver qui était plein d’eau. Il s’était retrouvé dans cette situation alors qu’il essayait de poser un piège afin de trapper le rat musqué. Le trappeur s’est subitement rendu compte que sa chaloupe partait à la dérive. Par réflexe, il essaya de la récupérer en s’y accrochant, et finalement il se retrouva à la dérive avec la chaloupe. Marc et Pierre firent un bout de chemin avec l’homme en détresse avant que les premiers répondants n’interviennent et ne le prennent en charge jusqu’au bord de la rivière. Ils furent informés par la suite que sans leur intervention, l’homme n’aurait pas survécu et aurait sombré dans l’eau, qui en plus était très froide ce jour-là. L’homme en détresse a appelé les deux cousins plus tard pour les remercier de lui avoir sauvé la vie.

Une leçon qu’ils disent avoir apprise en plus de leur opération de sauvetage réussie, c’est de toujours porter une veste de sécurité lors de sorties sur l’eau.

Alexis Chamberland

Notre héros était loin de se douter que les compétences acquises lors d’une formation de plongée sous-marine lui seraient utiles dans des eaux pas mal moins profondes, alors qu’il profitait du soleil aux abords d’une rivière.

Nous sommes le 20 juin 2020. Alexis Chamberland profitait de la belle journée d’été sur une plage privée du 1er Rang, un secteur très fréquenté, à Saint-Louis-de-Blanford. Il jouait au ballon avec sa copine et ses 2 amis dans la zone peu profonde de la rivière lorsqu’il remarqua un « rond blanc sur l’eau ». Il a donc décidé de s’approcher pour vérifier de quoi il s’agissait. En touchant, il a constaté qu’il s’agissait d’un corps. Il indiqua alors à ses amis qu’il pensait que quelqu’un se trouvait sous l’eau. Ceux-ci croyaient d’abord qu’il s’agissait d’une mauvaise blague, mais ils ont vite compris le sérieux de la situation lorsque Alexis a pris la victime – Louka – dans ses bras pour le sortir de l’eau. Une fois hors de l’eau, Louka – qui était  inconscient – a commencé à vomir. Alexis a donc pris en charge la victime en usant des connaissances et des compétences qu’il avait acquises lors de ses cours de premiers soins et de «rescue diver». Il a notamment rassuré la victime, l’a aidé à vomir l’eau et reprendre connaissance, et a placé la victime en position latérale de sécurité en attendant l’arrivée d’une pompière qui a pris le relais. Alexis et ses amis disent avoir été surpris à quel point l’incident est survenu vite et à quel point la noyade est un phénomène silencieux. Ils disent d’ailleurs avoir été abasourdis de constater à quel point les gens autour d’eux n’étaient pas conscients du drame qui se déroulait.

Ils se promettent désormais de toujours garder l’œil ouvert en milieu aquatique.

Bianca Groulx, Pascal Groulx, Tara Lawson et la famille Groulx

Vous avez peut-être entendu parler dans les médias cet été de cette belle journée d’été ensoleillée qui a failli tourner au cauchemar pour cette belle et grande famille québécoise.  Mais grâce à la rapidité et la vivacité d’esprit d’une jeune adolescente et de ses parents, nous pouvons aujourd’hui célébrer une vie.

Nous sommes le 24 avril. Le soleil du printemps était déjà chaud à cette période de l’année, mais l’eau de la piscine était encore très froide. Cette journée-là, toute la famille Groulx s’affaire à travailler et à s’amuser sur le terrain familial. Les touts petits s’amusent et les plus grands s’occupent de ramasser les jouets. Alors que Bianca, 16 ans, se dirige vers le cabanon pour y entreposer les jouets de la piscine, elle remarque que sa jeune sœur est inerte dans l’eau froide de la piscine. Elle saute alors à l’eau, sans réfléchir, afin d’aller y récupérer sa sœur. Au même moment, le père de Bianca, Pascal, qui se trouvait plus loin sur le terrain, entend sa fille crier. Il se précipite alors auprès de ses filles et de la piscine afin d’y récupérer la petite victime. Tara, la mère de Bianca, appelle immédiatement les secours pendant que Pascal débute les manœuvres de RCR. La petite reprend tranquillement connaissance et tousse beaucoup pour faire évacuer l’eau dans ses poumons. On lui enlève ses vêtements afin de l’enrouler dans des serviettes sèches afin de la réchauffer. Bien que la piscine des Groulx soit sécuritaire, il n’a fallu qu’un infime moment pour que la petite puce se retrouve à l’eau. Elle aura passé 24 heures à l’hôpital afin de s’assurer de son état.

Désormais, tous les membres de la famille en âge de suivre les cours de RCR détiennent leur carte de compétence.

Guylaine Racine, Audrey Lamontagne et Sylvain Lamontagne

Le hasard fait bien les choses, car le fait que ces héros sortaient de leur demeure à ce moment précis leur a permis de sauver des vies.

Nous sommes le 4 janvier 2020. Guylaine Racine et Sylvain Lamontagne s’apprêtaient à partir pour l’épicerie. Mme Racine, en sortant mettre les sacs dans la voiture, a entendu un VTT s’approcher. Elle a été prise d’inquiétude, car elle savait que la glace n’était pas assez épaisse sur le lac pour s’adonner à une telle activité et qu’un skieur de fond s’était récemment trouvé dans une fâcheuse position au même endroit. Puis, ce qu’elle redoutait arriva : les 4 roues ont défoncé la glace et ont commencé à couler. Dès lors, la famille s’est immédiatement réparti les tâches. Mme Racine a appelé les secours pendant que M. Lamontagne et leur fille Audrey sont allés chercher une longue corde dans le cabanon. Ils ont par la suite réussi à lancer la corde au couple qui était en détresse dans les eaux glacées du lac. Audrey a pris le temps d’encourager et de rassurer la femme du duo qui avait plus de difficultés à se sortir de l’eau et commençait à paniquer, car elle ne voyait pas comment elle ferait pour se sortir de cette fâcheuse situation. Avec beaucoup d’efforts et d’embuches, ils ont finalement réussi à tirer les 2 victimes hors de l’eau. Même si la glace s’effondrait sous le poids des victimes, au fur et à mesure qu’ils se faisaient tirer vers la berge, ils réussirent à les faire ramper sur la glace jusqu’à la terre ferme. Ils ont fait entrer les 2 victimes chez eux au bord du feu, leur ont retiré leurs vêtements et les ont enveloppés de couvertures, leur permettant de contrer leur hypothermie sans avoir à être transportés à l’hôpital.

Les bons réflexes de ces bons samaritains, qui n’ont aucune formation en sauvetage, ont certainement permis de sauver deux vies humaines cette journée-là et c’est pourquoi nous les honorons aujourd’hui.

Alexandre Séguin-Désy, François Houle, Jean-Christophe Houde, Marie-Anne Beauchamp, Maxime Chamberland, Marie-Ève Houle, Virginie Lasalle-Belleville, Xavier Tanguay-Rioux et Jérémy Houde

Ces récipiendaires sont passés de la théorie à la pratique alors qu’ils ont réalisé un courageux sauvetage au moment même où ils formaient la relève, et ce, à des milliers de kilomètres de la maison.

Nous sommes en  décembre 2019, au dernier jour de la formation de Sauveteur national – Océanique au Costa Rica. Les candidats pratiquent leur première situation de surveillance. C’est à ce moment que François Houle, un des moniteurs qui encadrent le groupe plus au nord, remarque de l’agitation sur la plage. Un homme plus loin au nord, à l’écart du groupe et à environs 40-50m de la plage, semble être pris dans un courant d’arrachement. François court donc vers la plage et fait une entrée à l’eau face à la victime. Au même moment, d’autres moniteurs, Marie-Ève Houle, Jérémy Houde et Jean-Christophe Houde, remarquent la victime et l’intervention de François. Jérémy et Jean-Christophe suivent François. Ce dernier nage vers la victime, qui est visiblement un très mauvais nageur et semble complètement exténuée. Arrivé près de la victime, François n’a pas de bouée puisqu’il n’était pas en surveillance au moment de l’incident. Il compte sur les autres moniteurs pour apporter une bouée. François récupère l’homme par le bras -alors que ses yeux sortent à peine de l’eau- et le tourne sur le dos. L’homme parle uniquement espagnol et François lui demande donc péniblement de rester sur le dos et de respirer en attendant l’arrivée des autres sauveteurs. François aide l’homme à flotter sur le dos tout en restant vigilant à ne pas se faire accrocher. Peu après, Jérémy et Jean-Christophe arrivent avec leurs bouées. Ils attachent une première bouée autour de l’homme et une seconde à la première de façon à le tirer à 2 personnes, considérant le poids de l’homme et le fort courant. Après avoir traversé le breaker, avec de l’eau à la taille, ils mettent la victime sur leur dos puisqu’elle est beaucoup trop faible pour marcher. Pendant tout ce temps, l’homme est extrêmement faible et utilise le peu de souffle qu’il a pour prier et remercier Dieu. Sur la plage, le reste de l’équipe applique le protocole d’urgence en évacuant tous les candidats de l’eau et en les rassemblant. Pendant que Marie-Anne Beauchamp récupère la trousse de premiers soins, Xavier Tanguay-Rioux se dirige vers l’eau pour assister les autres et croise l’ami de la victime dans l’eau qui tentait d’aller la rejoindre. Il lui ordonne de sortir de l’eau pour ne pas se mettre en danger lui aussi. Alexandre Séguin-Désy communique avec les sauveteurs locaux et appelle l’ambulance considérant la faiblesse de la victime et sa difficulté à respirer. Virginie Lasalle-Belleville reste avec le groupe et explique l’intervention. Maxime Chamberland, quant à lui, fait de l’éducation du public à l’endroit du rip et s’assure que tous sortent du danger. Arrivée au sable sec, la victime est toujours très faible. L’équipe lui donne le conseil de consulter un médecin étant donné sa difficulté à respirer, et dans l’attente de l’ambulance, Maxime répète les consignes en espagnol puisqu’il est le plus à l’aise dans cette langue. Marie-Anne s’assure de faire une évaluation de la victime pour voir s’il y a un risque imminent de dégradation. L’équipe a appliqué le protocole d’intervention de manière efficace et professionnelle.

Tous les sauvetages sont importants, mais celui-là est une démonstration évidente de l’importance d’être vigilant en tout temps près de l’océan. Ils sont tous et toutes très fiers d’avoir sauvé la vie de cet homme.

Benoît Coutu, René Coutu, Nicole Paquin, Josée-Anne Coutu et Alexandre Boursier

Notre héros sauve des vies au quotidien de par son métier de pompier. Il était toutefois loin de se douter que c’est lors d’une journée de congé en famille qu’il effectuerait un sauvetage des plus marquants.

Nous sommes le 1er septembre 2019. Benoît Coutu venait tout juste de quitter le quai à bord d’un bateau en compagnie de ses parents, de sa sœur et de son beau-frère, lorsqu’il entendit un gros bruit au loin. En portant attention, il remarqua 2 bateaux à bonne distance qui venaient semblablement d’entrer en collision. N’écoutant que son courage, il demanda à son père, René Coutu, d’accélérer et de foncer tout droit vers le lieu de l’impact. Une fois sur place, le clan remarqua qu’un des bateaux était déserté tandis que l’autre était rempli de personnes chez qui régnait un sentiment de chaos. Trois jeunes personnes s’étaient retrouvées éjectées du bateau et se trouvaient dans l’eau. Josée-Anne Coutu tenta de s’assurer que tout le monde était correct, mais on lui répondit bien vite que quelqu’un manquait à l’appel. Finalement, la jeune Laurie avait été retenue à la surface par sa sœur et son amie. Son père a donc réussi à la sortir de l’eau à l’aide de Benoît, René, Alexandre et Josée-Anne. Laurie était toutefois inconsciente et ne respirait pas. La vision de cette scène créa une onde de choc à bord du bateau, mais Benoît n’écoutant que son courage, entama dès lors une réanimation alors que les autres appelaient le 911. Après 2 cycles de compression, il commençait à ressentir des bulles dans son ventre. Il décida de tourner la victime en position latérale de sécurité, c’est alors que du liquide réussit à sortir de son nez et de sa bouche, elle finit par rouvrir les yeux. Josée-Anne s’occupa de couvrir la victime afin d’éviter qu’elle tombe en hypothermie. Tout le long de la route du retour, sur le bateau, les membres de la famille Coutu gardaient un contact avec la victime, car ils remarquaient que ses yeux risquaient de se refermer et ils craignaient toujours pour sa vie. Benoit Coutu et sa famille sont tous très fiers de ce sauvetage qui leur a permis de sauver une vie. Ils resteront marqués à jamais par ce qui s’est passé ce jour-là et considèrent la jeune Laurie comme une véritable miraculée.

Nous sommes chanceux qu’ils aient été au bon endroit au bon moment, car si ce n’était pas de leur courage et leur sang-froid, nous aurions sans doute terminé l’été dernier avec un plus lourd bilan des noyades.

Ariel Plamondon et Rémi Iosch

Ce couple était loin de se douter que leur soirée tranquille en amoureux se terminerait avec autant d’adrénaline.

Le 11 mars dernier, Rémi Losch et Ariel Plamondon se sont rendus à la Marina d’Aylmer – un lieu populaire pour les jeunes du secteur – pour fêter l’anniversaire d’Ariel au coucher du soleil. Il était environ 18h45. En sortant de l’auto, Rémi a entendu un homme crier au secours depuis la rivière des Outaouais. Il constata alors que ce dernier avait passé au travers de la glace et avait de l’eau jusqu’au nombril. Il n’arrivait plus à bouger et était visiblement en détresse. Ariel composa immédiatement le 911, tandis que Rémi eut le réflexe extrêmement rapide de sortir un câble de rallonge de son auto, de courir jusqu’au bord de la rivière glacée et de lancer le câble à la victime. Écoutant les conseils d’Ariel, qui est sauveteuse, il s’assura de ne jamais s’avancer sur la glace et de mener son opération depuis la rive, afin d’éviter de se mettre en danger. Un deuxième homme qui passait par là est arrivé et, à deux, ils ont réussi à tirer la victime hors de l’eau jusqu’au rivage. Le duo s’est par la suite affairé à traiter la victime en s’assurant de la garder éveillée et au chaud jusqu’à l’arrivée des secours. Rémi a su garder son sang-froid par la suite quand il a dû rassurer également l’homme qui l’avait aidé, car ce dernier faisait un choc nerveux. Alors qu’ils n’avaient jamais été confrontés à une telle situation auparavant, Rémi et Ariel ont su réagir avec calme, exercer un bon jugement et se montrer rassurants.

Ils espèrent que cette histoire servira d’exemple afin que tous adoptent un comportement sécuritaire sur la glace. Ils sont également bien fiers d’avoir réussi à sauver une vie, tout en utilisant une technique leur permettant de prioriser d’abord et avant tout leur propre sécurité.

Gabrielle Roy et Caroline Ouellet

Ce duo mère-fille a su travailler en équipe et mettre en œuvre les connaissances et les compétences en sauvetage apprises lors de leur formation pour sauver la vie de 2 personnes.

Nous sommes le 1er août 2020. Gabrielle Roy et sa mère Caroline Ouellet font une promenade en famille au parc des Chutes-à-Michel à St-Félicien. Elles venaient tout juste d’arriver en bordure de la rivière Ashuapmushuan pour s’y tremper les pieds. C’est alors ont qu’elles remarquèrent une dame dans l’eau qui s’éloignait dangereusement du bord et eurent un mauvais pressentiment. La dame en question appela un homme qui vint la rejoindre et c’est ainsi que les 2 restèrent pris dans des remous à proximité des chutes qui se trouvaient tout près de la berge en question. Il s’agissait d’un endroit particulièrement dangereux. L’homme du duo se mit alors à caler et il commença à crier à l’aide. Dans le temps de le dire, les 2 baigneurs s’étaient retrouvés dans une situation périlleuse et n’arrivaient plus à retourner vers le bord. Dès qu’elles se sont rendu compte de la situation qui se déroulait sous leurs yeux, Gabrielle et Caroline n’ont pas attendu une seule seconde. Elles ont alors chargé un membre de leur famille d’appeler le 911 et se sont approchées des victimes. Les 2 sauveteuses se sont d’abord assurées de leur propre sécurité en restant avant tout dans une zone où elles avaient pied, et en communiquant avec les victimes par la suite pour leur demander de se tourner sur le dos. Se sentant impuissantes, elles ont tout de même tenté de guider les victimes vers elles. Heureusement, le courant était de leur côté et elles ont réussi à repêcher les victimes sans se mettre en danger ni se faire emporter par le courant. Elles utilisent alors les techniques qu’elles ont apprises lors de leur formation en sauvetage afin de remorquer les victimes jusqu’à la berge.

Gabrielle et Caroline – toutes deux des sauveteuses formées par la Société de sauvetage – sont très heureuses aujourd’hui des compétences que cette formation leur a permis d’acquérir, car celle-ci leur a réellement permis de faire une différence et de sauver des vies.

Massinissa Berrouche, Gaya Berrouche et Leya Nahra

Les surveillants-sauveteurs formés par la Société de sauvetage ont en leur possession tous les outils leur permettant de faire de la prévention et des interventions en milieu aquatique. Or, ces outils peuvent également être d’une grande utilité dans une panoplie d’autres situations. Ces jumeaux l’ont appris, lorsqu’avec l’aide d’une collègue de classe, ils ont su mettre à profit leurs compétences de sauveteurs pour sauver leur enseignante.

Nous sommes le 4 décembre 2019 à l’école Georges-Vanier de Montréal. Une enseignante de français perd connaissance en pleine classe. Une autre enseignante, prise de panique, court alors dans une autre classe pour aller chercher de l’aide. Forts de leur formation de Sauveteur national, Massinissa et Gaya Berrouche accourent pour intervenir auprès de la femme en compagnie de leur collègue de classe Leya Nahra. S’ils avouent avoir été momentanément sous le choc à la vue de la victime qui ne respirait plus, le trio a rapidement retrouvé ses repères et pu appliquer à la lettre le protocole qu’ils avaient pratiqué si souvent au fil de leur parcours dans le monde du sauvetage. Quelques instants plus tard, l’infirmière scolaire est arrivée avec un DEA et ils ont pu l’installer et l’utiliser sur la victime. Heureusement, l’enseignante, qui a par la suite été transportée au centre hospitalier, a survécu à cet événement que les frères Berrouche et leur consœur Leya ne sont pas près d’oublier de sitôt.

L’enseignante en question se porte aujourd’hui beaucoup mieux et est même de retour au travail. Quant aux frères Berrouche, ils se disent aujourd’hui très reconnaissants d’avoir pu apprendre des compétences qui leur ont permis de faire la différence dans leur communauté à un moment des plus critiques.

Éric Dubé, Keven Tremblay, Maxime Dion et Joel Dubé

Nos héros étaient loin de se douter qu’une journée de chasse et de pêche allait prendre une tournure aussi incroyable et que la vie d’un jeune garçon allait être sauvée.

Nous sommes le jeudi 24 octobre 2019 aux abords du fleuve Saint-Laurent à Lévis. Kevin, Éric et Joël, trois cousins, accompagnés de Maxime, un de leur ami, décident d’aller pêcher aux abords du fleuve après être revenus bredouille d’une matinée de chasse. Alors qu’ils se trouvent tous sur un cap de roches, Kevin remarque deux jeunes garçons jouant sur près de l’eau sur une pointe rocheuse au même moment où la marée commence à monter rapidement. Alors que les jeunes garçons commencent à se trouver en fâcheuse situation due à la montée rapide de l’eau, l’un d’eux décide de se jeter à l’eau glaciale afin d’aller s’agripper à une bouée gonflable se trouvant à plusieurs pieds de lui.  Ne touchant plus au fond et ayant de la difficulté à s’agripper à la bouée qui tournait dans tous les sens, il se mit à crier à l’aide. C’est alors que Kevin entendit les cris et descendit rapidement le cap de roches, accompagné et alla à son secours. Il cria alors à Maxime de contacter le 91, pendant que les 3 cousins commencèrent à faire une chaine humaine pour sortir le jeune de l’eau. C’est Éric qui sortit le garçon de l’eau et lui enleva ses vêtements afin de lui donner son chandail chaud et sec. L’autre garçon qui était demeuré sur la pointe rocheuse a pu rejoindre la rive par lui-même sans danger. Les secours sont arrivés par la suite pour transporter le jeune tombé à l’eau où il a reçu les soins nécessaires.

Sans cette chaine humaine et le courage de nos trois chasseurs-pêcheurs, ce petit homme aurait eu beaucoup moins de chance.

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r-hawkinsRaynald Hawkins

Sauveteur depuis plus de 40 ans, Raynald Hawkins a le sauvetage et la prévention de la noyade tatoués sur le cœur. Devenu directeur général de la Société de sauvetage en 1990, c’est avec une volonté et une énergie incroyables qu’il réalise les mille et un projets qu’il a en tête. Que ce soit par le biais de fructueux partenariats ou simplement de sa contagieuse passion, il inspire tous ceux autour de lui à poser des gestes concrets pour prévenir la noyade et les traumatismes associés à l’eau. Détenteur d’un baccalauréat en enseignement de l’éducation physique et d’un M.B.A, il utilise depuis plus de 10 ans ses talents de pédagogue hors-pair à titre de chargé de cours à l’Université de Montréal, où il enseigne un cours d’enseignement de la natation et de la sécurité aquatique ainsi qu’un cours de sauvetage.